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Pass sanitaire : Un nouveau "coup dur" pour l'hôtellerie

Après une semaine de débats parlementaires, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté le projet de loi du gouvernement sur l’extension du pass sanitaire pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19.

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Début août pour accéder aux bars et restaurants, il faudra être muni d’un pass sanitaire valide (parcours vaccinal complet, test négatif ou guérison de Covid-19 de moins de 6 mois). Cela concerne tous les lieux qui reçoivent du public (foires, salons professionnels et autres lieux de rassemblement …). Le pass sanitaire sera également obligatoire pour les longs trajets en bus, train et avion. Dans un premier temps concernés, les centres commerciaux échappent à cette mesure. Il faut savoir qu’il est déjà obligatoire (depuis le 21 juillet) pour accéder aux lieux de loisirs et de culture.

Pour le secteur de l’hôtellerie c’est un « nouveau coup dur » pour la profession qui a déjà été fortement impactée par la crise sanitaire avec des fermetures administratives et l’instauration de jauges.

Alain Guillout est le président de l’UMIH 87 (l’union des métiers de l’industrie hôtelière): «Comme si les choses n’allaient pas assez mal, le gouvernement vient d’ajouter de nouvelles contraintes au secteur. En rendant le pass sanitaire obligatoire dans tous les cafés et restaurants et même dans les hôtels (petit déjeuner et repas), le gouvernement porte un nouveau coup dur à la profession. Nous allons devoir contrôler, à l’entrée et en terrasse, tous les clients alors que nous sommes actuellement en manque de personnel. Les patrons sont, aujourd’hui, transformés en agent de gendarmerie ou agent de contrôle sanitaire. Notre métier, aujourd’hui, à de nouvelles fonctions. Il va falloir mettre du personnel à l’entrée de chaque établissement alors que nous sommes en manque de main d’oeuvre. Cela va créer des tensions avec notre clientèle. Et comment va t’on faire lorsqu’un groupe se présentera et qu’une personne n’aura pas son pass sanitaire ? C’est désespérant, nous sommes abattus alors que la profession a fait d’énormes efforts ».