Le 8 mars : la journée internationale des droits des femmes

8 mars 2023 à 12h22 par Denis Surfys

FLASH FM

Le 8 mars a été officialisé par les Nations unies en 1977, comme la journée internationale des droits des femmes. Elle se traduit, à travers le monde, par de nombreuses manifestations. Ce rendez-vous annuel, invite à réfléchir sur la place des femmes et sur l’égalité entre les femmes et les hommes en France comme dans le monde.

À l’occasion de cette journée, Fabienne Balussou, préfète de Haute-Vienne, a souhaité organiser deux rencontres pour mettre à l’honneur des femmes dirigeantes d’entreprises Cathy Meunier (entreprise ADN et Stéphanie Queyroi, présidente de la CPME), et des femmes habitantes de quartier prioritaire de la politique de la ville (Caroline Raymond, responsable vie associative et Parentalité).

Pour cette journée, Flash Fm met à l'honneur deux femmes, qui ont créé des associations pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales et sexistes (au sein du foyer ou dans la rue).

Le dispositif Lanterne 

Angel (Afflol-é-s(e) de la Frange) : « On a lancé le projet du dispositif Lanterne, en mars 2020. Le 8 mars 2023, on inaugure la première rue (rue Adrien Dubouché à Limoges) avec les premiers commerçants formés pour le dispositif. Il s’agit d’un dispositif de mise en sécurité rapide en cas d’agression sexuelle ou sexiste, chez les commerçants qui sont formés aux gestes de premier secours en cas d’agression. Il y a un logo sur les vitrines des commerçants participants, la victime rentre et elle est mise aussitôt dans un endroit à part en sécurité avant de prévenir une association, ou les forces de l’ordre ou les secours (en fonction de la situation). Cela concerne aussi bien les agressions commises dans la rue ou les agressions intrafamiliales. C’est un projet que je porte depuis longtemps, et cela fait plaisir de voir l’engouement que génère le projet. Nous avons beaucoup de commerçants qui se sont portés volontaires. Il y a une prise de conscience de la population sur cette problématique ». 

Le refuge WIFE de St Léonard de Noblat

Valérie Bathias (association WIFE) : « Bientôt 2 ans pour l’association. J’ai créé l’association parce que moi-même, j’ai été victime et je suis arrivée en milieu rural et je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien donc je me suis dit que j’allais combler ce vide. Alors, il existe des structures, mais surtout en ville et très rarement dans les campagnes. Nous sommes donc la première en milieu rural de la Haute-Vienne. Il y a eu plusieurs étapes. Nous avons débuté avec des permanences dans les locaux de France Service, nous avons ensuite eu notre bureau avant de créer le lieu d’hébergement d’urgence. Les personnes qui viennent nous voir peuvent le faire de leur propre initiative. Nous avons aussi la chance d’avoir des commerçants à St Léonard de Noblat qui sont ‘lieu refuge’ et puis nous travaillons avec France Victimes, mais aussi avec la police … Les problématiques sont les mêmes en milieu rural que dans les grandes villes ».