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Hébergement d'urgence, self-défense... La lutte contre les violences faites aux femmes continue

Société

À l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Flash FM est allée à la rencontre de deux associations qui se sont fait connaître grâce à leur combat quotidien contre ce fléau : les Affolé-e-s de la Frange, et l’association WIFE.

  • Par: Hugo Kucharski
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Ce jeudi 25 novembre 2021 marque la Journée Internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. À mesure que les langues se délient à ce sujet, les associations multiplient les actions d’aide, de soutien et d’accompagnement pour les victimes de ce fléau.

Ainsi, à Limoges, l’association « Les Affolé-e-s de la Frange » propose notamment des cours de Self-défense. « C’est de l’auto-défense verbale, physique et environnementale », explique Angel, coordinatrice de l’association.

« On voit surtout ce qui est juridique pour la partie environnementale. On voit aussi les aspects psychologiques et sociologiques des violences. Savoir quels sont les schémas, comment les repérer, et donc les déconstruire. Il faut savoir comment ne pas les reproduire aussi, parce qu’on n’est pas juste auteur ou juste victime, on peut parfois avoir à tour de rôle ces deux casquettes. Il faut en avoir conscience pour pouvoir les déconstruire ».

Ces cours sont par ailleurs ouverts à tous. « On limite à 14 personnes maximum, car ça sert aussi de groupe de parole, et au-delà de ce nombre la parole de se délie pas. On essaye de faire des groupes autour de 10 personnes. On fait ça une fois par semaine sur Limoges, le jeudi soir. »

Un dispositif de mise en sécurité bientôt mis en place

Autre dispositif bientôt mis en place par cette association : le dispositif Lanterne. Mis en place afin de mettre en sécurité rapidement les victimes de violences sexuelles et sexistes, ce dispositif devrait être mis en place dans les prochains mois, notamment grâce à un réseau de commerçants.

« Ça peut être des commerçants, mais aussi des institutions, des écoles, des lieux de culture… Sur Limoges, on a déjà plus d’une cinquantaine de commerçants qui font partie du dispositif et qui attendent de recevoir leur formation. »

L’idée est venue il y a environ 2 ans pour Angel. Les préparatifs sont longs, mais semblent bien avancer, avec une mise en service de ce dispositif prévue début mars 2022. « On y va progressivement, avec beaucoup de bonne volonté de la part tout le monde, et ça donne aussi beaucoup d’espoir. Dans ce cadre des violences, on entend parler des sphères familiales, du cadre privé etc, et là on se rend bien compte que chacun a un rôle à jouer et une responsabilité, et que tout le monde est prêt à la prendre, donc c’est rassurant »

WIFE, première association dans le milieu rural

Première association de lutte contre les violences faites aux femmes dans le milieu rural, l’association WIFE, basée à Saint-Léonard de Noblat, a tout récemment ouvert un logement d’hébergement d’urgence pour les victimes. Valérie, la présidente de l’association, se félicite par ailleurs du soutien reçu par l’initiative auprès des habitants de la commune et des environs. « C’est un lieu de transition, quand on arrive et qu’on ne sait pas où aller, jusqu’à la prise en charge, que ce soit d’un point de vue juridique, médical ou autre. »

« Pour nous joindre, il y a plusieurs façons. On peut nous appeler directement sur un numéro de téléphone joignable 24h/24 7j/7 : 06.28.29.18.20. Autrement, nos commerçants/artisans sont lieux refuges. Soit on nous contactera et on ira vers la personne qui en a besoin, soit on vient directement nous voir, et on a des bureaux pour recevoir ces personnes. »

Outre ce logement d’urgence qui a ouvert tout récemment, l’association a de nombreux projets pour l’avenir, notamment en matière de prévention auprès des plus jeunes pour lutter contre ce fléau. « Déjà, on a ce lieu d’hébergement qui existe depuis 3 semaines. Pour 2022, il faut que ça perdure, et on va se baser sur la prévention éducation. On va essayer de se mettre en relation avec les collèges et lycées et sensibiliser nos jeunes, de par les moyens d’expression habituels comme le sport, le théâtre, etc. Même s’il y a déjà des choses qui existent, c’est important pour nous de se mobiliser ».