Plan de licenciements dans le groupe Centre France

Publié : 5h36 par Denis Surfys

À la suite de l’annonce d’un vaste plan de licenciement dans le groupe Centre France, les réactions sont nombreuses. 13 suppressions de postes sont programmées, dont 6 à la rédaction et la fermeture des agences de Saint-Junien et Bellac.

Populaire du centre plan social Guillaume Guérin Jean Claude Leblois Stéphane Delautrette Limoges

Le jeudi 9 avril 2026, le Groupe Centre France a annoncé un plan social avec la mise en plan d’un plan de départs volontaires qui devrait toucher la quasi-totalité des titres du groupe, dont le Populaire du Centre à Limoges. 

13 suppressions de postes 

13 suppressions de postes sont programmées, dont 6 à la rédaction et la fermeture des agences de Saint-Junien et Bellac. Les mesures doivent être mises en place le 1er janvier 2027. Selon le syndicat national des journalistes, 10 journalistes et trois employés de services support seront licenciés dès le premier trimestre de 2027. À ce jour, le journal de Haute-Vienne compte 55 postes. 

Club de la presse du Limousin

Le Club de la Presse du Limousin rappelle que la presse est un gage de pluralité, de connaissance pour tous, que l’information est indispensable aux sociétés démocratiques.

"152 postes supprimés dans le groupe Centre-France, évidemment les collègues limousins du Populaire du Centre et de La Montagne en paieront aussi le prix, avec une diminution significative des effectifs. Le Club de la Presse leur témoigne de tout son soutien. Il rappelle que la presse est un gage de pluralité, de connaissance pour tous, que l’information est indispensable aux sociétés démocratiques. La presse « permet de disposer d'une information fiable réalisée par des journalistes jouissant d'une réelle liberté d'opinion », dit un site du gouvernement. Cela implique également de lui donner les moyens et les effectifs pour travailler sereinement".
 

Guillaume Guérin (maire de Limoges et président de Limoges Métropole)

Guillaume Guérin (maire de Limoges) et (président de Limoges Métropole) s’est dit inquiet pour les hommes et femmes directement touchés par cette vague de licenciements.  

« À la suite de cette annonce, Guillaume Guérin, président de Limoges Métropole et maire de Limoges « se dit très inquiet de la situation des hommes et des femmes qui sont directement touchés par ce plan de sauvegarde et tient à assurer de tout son soutien aux salariés du groupe Centre France et notamment à ceux du titre de presse Le Populaire, véritable institution locale qui a fêté ses 120 ans l’an dernier. Une presse de proximité qui sait valoriser les initiatives locales et assurer un suivi rigoureux de la vie publique.

Très attaché à l’existence et à la pluralité de la presse quotidienne régionale, véritable pilier essentiel de la vie démocratique et du lien social, qui met en avant le dynamisme et la diversité de nos territoires, cette terrible annonce ne fait que renforcer la crise qui touche aujourd’hui tous les titres de presse, de plus en plus contraints, à une transformation du traitement de l’information. »

Jean-Claude Leblois (président du Conseil Départemental de Haute-Vienne) 

Jean-Claude Leblois (président du Conseil Départemental de Haute-Vienne) s’inquiète des conséquences pour l’information au quotidien et pour les hommes et les femmes concernés par ce vaste plan social.

« Alors que le Groupe Centre France qui édite notamment le Populaire du Centre, titre de presse emblématique en Haute-Vienne, vient d’annoncer des suppressions de postes majeures et des fermetures de rédaction locale sur les territoires où le groupe est implanté, Jean-Claude Leblois s’inquiète des conséquences pour l’information au quotidien et pour les femmes et les hommes concernés par ce vaste plan social. 

L’accès à une information de qualité est une garantie collective et un facteur du vivre-ensemble. L’annonce d’un tel plan social au lendemain des élections municipales apparaît comme un vrai recul pour la démocratie locale. L’affaiblissement de la presse n’est jamais anodin : il constitue souvent l’un des premiers symptômes d’un recul plus large des libertés. Informer sur les territoires et pour les territoires doit rester un droit inaliénable de la démocratie locale. 

J’exprime mon soutien à l’ensemble des salariés concernés qui font les frais d’une gestion erratique et de choix stratégiques qui n’ont pas suffisamment anticipé les transformations à l’œuvre dans le monde des médias. J’attire également l’attention du législateur et du gouvernement sur le modèle économique de la presse française qui fragilise l’information en permettant une concentration toujours plus grande des titres d’information dans les mains de quelques-uns et sans garde-fous démocratiques. 

Je rencontrerai dans les prochains jours des représentants du personnel de Centre- France et saisirai en fonction leur employeur pour demander des solutions qui préservent à la fois l’information de proximité et l’emploi local ».

Stéphane Delautrette (Député de Haute-Vienne)

Pour  le Député Stéphane Delautrette, la presse locale esrt essentielle à la démocratie.

"Je tiens à apporter tout mon soutien aux salariés qui ne doivent pas payer les conséquences de choix stratégiques contestables. La presse locale est essentielle à notre démocratie. L’affaiblir, c’est fragiliser le lien avec les citoyens. L'afflaiblir, c’est fragiliser l’accès à une information fiable, indépendante et ancrée dans les territoires. À l’heure où le populisme et la désinformation progressent, c’est un très mauvais signal et un réel danger. J’appelle à un dialogue réel pour préserver l’emploi et l’information de proximité".