Grève : les salariés de Suez réclament une prime de 750 euros
Publié : 10h17 par Denis Surfys
Depuis le jeudi 5 novembre 2026, un mouvement de grève touche le site Suez, situé en zone nord de Limoges. Les salariés chargés de la collecte des déchets dénoncent des rémunérations insuffisantes face à la hausse du coût de la vie et à la pénibilité de leur métier.
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Un piquet de grève est installé depuis le 5 novembre 2026 devant les locaux de Suez, en zone nord de Limoges. Selon les représentants syndicaux, près de 90 % des salariés de terrain, principalement des ripeurs et des chauffeurs, participent au mouvement. Cette mobilisation, également suivie dans plusieurs villes de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie, vise à obtenir une meilleure reconnaissance salariale.
Trois revendications principales
Les grévistes réclament une prime exceptionnelle de 750 euros pour faire face à la hausse du coût de la vie. Ils demandent également une augmentation de la prime mensuelle de transport, qui passerait de 16,50 à 60 euros, ainsi qu'une revalorisation générale des salaires. Selon les représentants de la CGT, un ripeur nouvellement embauché perçoit environ 1 650 euros nets par mois, hors primes. Une rémunération jugée insuffisante au regard des contraintes physiques du métier.
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Franck Neuville, délégué CFDT : « Ce piquet de grève sert à dénoncer les conditions de travail, avec des tournées de plus en plus longues. Des ripeurs travaillent jusqu’à 60 h et sont épuisés et ruinés. On demande une revalorisation des salaires et de se caler sur l’inflation. Avec l’augmentation du carburant, certains collègues se posent la question de venir travailler, car cela leur coûte plus que cela ne leur rapporte. Nous ne bloquons pas le dépôt. Nous respectons le droit de grève, mais nous respectons aussi le droit des personnes qui veulent travailler. Le préavis de grève est illimité, donc l’action pourrait se poursuivre dans le temps. »
Les salariés évoquent notamment des tournées particulièrement éprouvantes, avec entre 700 et 800 bacs manipulés quotidiennement et parfois jusqu'à 12 tonnes de déchets collectés.
Un mouvement de grève à durée indéterminée
Les négociations se déroulent directement avec la direction nationale de Suez, les responsables locaux ne disposant pas, selon les syndicats, des moyens nécessaires pour répondre aux revendications. Malgré la mobilisation, l'entreprise tente de maintenir, autant que possible, les tournées de collecte des déchets.
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