Fermeture du salon de massage « Thai Limoges » pour prostitution

Publié : 15h54 par Denis Surfys

Un salon de massage de Limoges a été fermé, après une longue enquête, pour des faits de prostitution, d'aide au séjour irrégulier, d'emploi d’étrangers sans titre et pour proxénétisme aggravé.

Salon massage prostitution travail dissimulé Limoges place d'Aine Haute-Vienne Seine et Marne

Le salon de massage « Thai Limoges » (situé place d’Aisne à Limoges) est fermé pour "aide au séjour irrégulier, emploi d’étrangers sans titre, tenue d’un établissement prostitutionnel et de proxénétisme aggravé".

Les premières investigations ont révélé que l’établissement était référencé sur des sites associés à des annonces à caractère prostitutionnel, avec des avis de clients évoquant des prestations sexuelles tarifées. Les surveillances ont confirmé une clientèle exclusivement masculine.

Des liens avec d’autres structures en France

L’enquête a mis en évidence des liens avec d’autres structures similaires en Seine-et-Marne, notamment à Nemours et Bois-Colombes, ainsi qu’un fonctionnement en réseau impliquant plusieurs personnes, dont certaines en situation irrégulière.

Les enquêteurs ont également identifié des clients ayant reconnu des relations sexuelles tarifées. Des interceptions judiciaires ont été mises en place. Les vérifications administratives ont confirmé des cas d’emploi d’étrangers en situation irrégulière et de travail dissimulé.

3 personnes interpellées à Limoges et en région parisienne

Le 2 juin, 3 personnes ont été interpellées à Limoges et en région parisienne, puis placées en garde à vue. Des perquisitions ont permis la découverte de documents liés à des activités commerciales suspectes et la saisie d’argent liquide, dont 3 905 euros et 170 dollars à Limoges, 700 euros en région parisienne, ainsi que 21 722 euros supplémentaires dans le cadre de l’enquête.

Le local de Limoges a été placé sous scellés judiciaires

La gérante a été présentée au parquet le 4 juin 2026 et placée sous contrôle judiciaire en attendant son audience fixée au 5 octobre 2026. Une complice a reçu une convocation par officier de police judiciaire, avec une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité prévue le 12 octobre. L’associée en situation irrégulière fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.