Un individu interpellé après la mort d’un SDF

14 mars 2019 A la une


Au terme de trois mois d’enquête, les policiers de Limoges ont réussi à rassembler suffisamment de preuves pour établir que le décès d’un SDF de 38 ans, ne relevait pas d’une mort naturelle, mais qu’elle était probablement liée à des violences ayant entraîné la mort. Les policiers étaient partis de rien : un corps non identifié en état dé décomposition avancé retrouvé dans un squat de la gare des Charentes.

L’enquête avait été difficile car personne n’avait signalé la disparition du défunt ni réclamé son corps. Les policiers ont procédé à de minutieuses recherches dans un contexte précaire, parfois lié à une consommation excessive d’alcool.

Le 4 décembre 2018, le corps sans vie d’un homme de 38 ans, sans domicile fixe, était découvert dans un squat de la gare des Charentes à Limoges. Les constatations effectuées sur les lieux, par les enquêteurs du commissariat de police de Limoges, laissaient fortement penser que ce décès avait un caractère criminel. La première difficulté rencontrée par les policiers concernait l’identification de la victime dont le corps se trouvait dans un état de décomposition avancée.

« Des éléments importants dévoilés grâce à l’autopsie »

L’autopsie effectuée révélait l’existence de diverses fractures ainsi que des ecchymoses semblant confirmer la caractère criminel des faits. La date de la mort était quand à elle estimée remonter courant novembre 2018. Le corps a finalement été identifié. il s’agissait d’une homme de 38 ans, connu des services de police. Le plus dur pour les policiers aura été de reconstituer son emploi du temps. La victime, placée sous contrôle judiciaire, venait régulièrement signer au commissariat de Limoges, jusqu’a une date précise de novembre 2018, à partir de laquelle elle ne s’était plus présentée. Les enquêteurs ont exploité ses communications téléphoniques ainsi que les mouvements sur son compte bancaire. Les auditions de l’entourage de la victime ont permis d’identifier 3 personnes susceptibles d’avoir été en contact dans un temps relativement proche de son décès.

« 3 personnes placées en garde à vue »

Le 11 mars 2019, ces trois personnes suspectées étaient placées en garde à vue. Deux des suspects avaient été rapidement mis hors de cause. Le dernier suspect, âgé de 51 ans, reconnaissait avoir eu un différend violent avec la victime. Une perquisition effectuée, dans un des squats fréquenté par le mis en cause permettait la découverte d’effets ayant appartenu au défunt. A l’issue de sa garde à vue (le 13 mars 2019), le mis en cause a été déféré au Parquet de Limoges. Il a été placé en détention provisoire. Une information judiciaire, des chefs de violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner, à été ouverte.


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