Premier jour du Bac : Grève bien suivie dans le second degré

17 juin 2019 A la une


Ce lundi 17 juin 2019, selon le syndicat SNES-FSU la grève a été très suivie dans le second degré dans de nombreux centres d’examen pour le premier jour du Bac. Le recours massif a du personnel non enseignant pour assurer les surveillances atteste de l’importance du mouvement. Le syndicat avance des chiffres de 50% dans certains lycées. 

SNES-FSU : « Faire grève le jour d’un examen est une décision difficile à prendre. Malgré de fortes pressions exercées sur les personnels, cette grève a été très suivie dans de nombreux centres d’examen. Elle est majoritaire dans bon nombre d’entre eux. Le recours massif a du personnel non enseignant, pour assurer les surveillances, atteste de l’importance du mouvement ».

Les chiffres

50% de grévistes au lycée Renoir et au lycée Danton, 40% au lycée d’Arsonval et au lycée de Bellac, 30% au lycée Dautry et au lycée Gay Lussac à Limoges ainsi qu’au lycée Perrier à Tulle. Le SNES-FSU dénonce l’attitude d’un ministre, qui malgré un préavis de grève, déposé depuis 3 semaines, n’a pas ouvert de discussions et a préféré risquer la mise en danger du baccalauréat.

Les causes de la grogne

Tout concourt à faire monter la colère parmi les professeurs, CPE, Psy-EN, en lycée comme en collège. La réforme du lycée et du bac creuse les inégalités. Les services enseignants sont alourdis par les suppressions de postes. La question des salaires, toujours évoquée, est sans cesse repoussée. La loi Blanquer et celle dite de « transformation de la Fonction Publique » visent à mettre au pas les fonctionnaires. Le modèle social est gravement menacé, en particulier notre système de retraites.

L’intersyndicale doit maintenant se réunir pour décider des suites à donner à cette mobilisation.


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