Point de situation sur les Squats de Limoges

3 septembre 2019 A la une


Mardi 3 septembre 2019, dans un communiqué de presse la préfecture de Haute-Vienne a tenu à faire un point de situation sur les squats de Limoges. Lors de l’évacuation du Squat de l’ex CRDP, 55 personnes avaient été prises en charge (dont 29 adultes et 26 enfants). Chaque personne a été prise en charge dans une ex maison de retraite à Saint-Junien et chaque situation a été examinée.

Les personnes occupant illégalement le bâtiment désaffecté de l’ancien Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP), situé rue Camille Guérin à Limoges, depuis le 17 mai 2018, ont été évacués, sur ordonnance du tribunal, le 13 juin dernier. Le jour de l’évacuation, a été proposé à la totalité des personnes présentes, qui l’ont en majorité accepté, un hébergement transitoire dans l’ancienne maison de retraite de Saint-Junien.

« Des solutions adaptées à chaque famille ont été proposées »

Ce sont 18 ménages, représentants 55 personnes (dont 29 adultes et 26 enfants) qui ont été pris en charge à Saint-Junien (du 13 juin au 26 juillet). Pendant la durée de leur hébergement, les situations de tous ces ménages ont fait l’objet d’un examen et d’une prise en charge individualisés, débouchant selon les cas vers la réitération de la proposition de l’aide au retour, soit sur une demande d’asile ou de titre de séjour. En matière sociale, des solutions adaptées à chaque famille ont été proposées : hébergement, perspective de logement, et démarches pour l’insertion professionnelle, qui se poursuivent.

« Une prise en charge exceptionnelle de ces familles »

La prise en charge exceptionnelle de ces familles est intervenue en complément d’une part du développement du parc d’hébergement d’urgence en Haute-Vienne, ou 103 places d’hébergement d’urgence ont été créées et financées par les services de l’Etat (entre janvier 2018 et juin 2019), et qui se poursuit, d’autre part du plan Logement d’abord, pour lequel Limoges Métropole, avec l’appui financier de l’Etat, est l’un des territoires d’expérimentation sur le plan national, qui vise à faciliter l’accès au logement des ménages, sans avoir recours aux différents dispositifs d’hébergement temporaires.

Toutes personnes en difficulté d’hébergement, dont celles qui occupent illégalement depuis le 25 mais 2019 un nouveau bâtiment (avenue de la Révolution à Limoges), doivent contacter le 115 pour bénéficier d’une orientation adaptée. Une jurisprudence récente du Conseil d’Etat établit qu’en l’absence de circonstance exceptionnelle empêchant la mise en oeuvre du départ volontaire suite à une obligation de quitter le territoire français, les personnes concernées ne peuvent prétendre à un hébergement par l’Etat, sauf urgence avérée et manifeste.


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