« Mariage forcé » d’une ado de 15 ans : les investigations se poursuivent

22 juin 2020 A la une


Dans l’affaire du mariage présumé forcé les investigations se poursuivent. Vendredi, le procureur de la République de Limoges a tenu à apporter quelques précisions sur le dossier. « Il faut rester extrêmement prudent à ce stade de l’enquête ». L’adolescente de 15 ans avait lançé un message par la fenêtre de son immeuble de la Bastide.

Le vendredi 19 juin 2020, le procureur de la République de Limoges Jean-Christophe Rivaud, a fait le point sur l’appel de détresse qui avait été lancé par une adolescente de 15 ans dénonçant un « mariage forcé ». Le mardi 16 juin 2020, elle avait lancé, par la fenêtre de son logement d’un immeuble de la Bastide, un message destiné à la police et aux assistances sociales. Sur ce papier figurait un message inquiétant, un appel de détresse d’une mineure de 15 ans appelant au secours et demandant l’intervention de la police à son domicile, évoquant un mariage forcé et des maltraitances en ces termes : « aidez moi s’il vous plait, apellé la police je suis mariée de force/adresse/Nom/prénom/ âge:15 ans, apellé le plus vite possible SVP!!! appellé aussi les assistantes scosial quils viennet me chercher ,SVP apellé la Police »

« Le mariage forcé reste à confirmer »

Le procureur de la République a confirmé que l’adolescente de 15 ans avait été confiée à l’Aide Sociale à l’enfance, qui l’a placée dans un établissement spécialisé. A ce stade de l’enquête « le projet de mariage forcé » n’est pas confirmé. La brigade des mineurs, en charge du dossier, poursuit les investigations avec de nombreuses auditions. Pour les violences physiques (dénoncées par la jeune fille), des coups de câble électrique sur les jambes, il pourrait s’agir effectivement de violences ponctuelles remontant à une quinzaine de jours. Selon le parquet « les traces sont compatibles avec les dires ». Le juge des enfants a été saisi, une association d’aide aux victimes a été désignée comme administratrice « pour permettre à l’enfant de faire valoir ses droits ».

(Crédit photo : Police Nationale de Limoges)


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