L’Eminceur : entre Valeurs et Saveurs

4 juin 2020 A la une


Après deux mois de fermeture pour les cafés, les bars et les restaurants, les professionnels du secteur mettent tout en œuvre pour rattraper le temps perdu. Une réouverture qui s’accompagne de changements pour certains, tout en renforçant certaines valeurs.

C’est le 20 juin 2019 que Vanilli et Aymeric décident de créer ensemble « L’Eminceur ». Le concept est simple : de la cuisine maison, avec des produits frais et locaux. Tout se passe bien pour les deux associés de la Place Saint-Michel à Limoges, qui trouvent rapidement des adeptes. Après quelques semaines compliquées comme pour l’ensemble du secteur, les portes de l’Eminceur sont de nouveau ouvertes aux clients.

« On voyait le compte à rebours qui tournait »

Comme les 230 000 professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, le personnel de l’Eminceur était dans les « starting-blocks » pour la saison qui venait « tout juste de commencer » comme l’explique Vanilli, gérant associé du restaurant. L’annonce du confinement le 15 mars dernier est soudaine et le confinement dure. Du côté de l’Eminceur, « on voyait le compte à rebours qui tournait » comme l’explique l’un des gérants. Aujourd’hui, c’est donc avec bonheur et soulagement que Vanilli et Aymeric abordent cette réouverture après plusieurs semaines d’attente. Une réouverture qui s’accompagne forcément d’un protocole de sécurité strict mais également de nouvelles façons de travailler pour Vanilli et ses collaborateurs.

La vente à emporter prend du galon

S’adapter. Voilà l’idée de ces deux restaurateurs pour poursuivre tant bien que mal une activité pendant le confinement. Vanilli et Aymeric décident alors de développer encore un peu plus la vente à emporter. Un choix payant : avant le confinement, Vanilli souligne que « 10% du chiffre d’affaire résultait de la vente à emporter et de la livraison », chiffre qui a doublé aujourd’hui comme nous l’indique le chef d’entreprise qui poursuivra le développement de ces services. Une bonne nouvelle donc pour les deux associés, avec le bémol que pour le moment « les clients ne sont pas au rendez-vous sur place », nous confie Vanilli, qui estime voir revenir « deux ou trois clients de plus chaque jour ». Un sentiment partagé par plusieurs professionnels du métier qui constatent encore une légère frilosité de la clientèle.

Malgré ce constat, Vanilli se veut optimiste et assure qu’il « continuera à employer deux personnes supplémentaires durant l’été, comme prévu » pour répondre à l’affluence estivale, mais également pour ne pas lâcher « ces saisonniers qui ont des familles, des situations, et qui sont dans le besoin de travailler ». Une bonne nouvelle quand on sait que les offres de jobs d’été sont en forte baisse à cause de la crise du coronavirus selon le moteur de recherche d’emploi Indeed.

Le retour au terroir

En pleine vague locavore, le parti-pris de Vanilli et Aymeric de faire du « local » prend donc aujourd’hui tout son sens. Pour le gérant associé de l’Eminceur, les valeurs sont claires quand il revendique « qu’il serait vraiment dommage de vivre dans une ville comme Limoges et de ne pas faire du local ! ». Des valeurs partagées par de nombreux français aujourd’hui, quand on voit que certains drives de produits fermiers ont multiplié leurs commandes par trois en quelques semaines.

Pour le plus grand plaisir de ses clients (et des futurs),  le Covid-19 ne sera donc pas venu à bout de la savoureuse cuisine de l’Eminceur, qui a pour ligne de conduite de mettre en avant des valeurs de convivialité et de partage qui caractérisent nos restaurateurs locaux. Et ça, c’est tout ce qu’on aime.


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