Comme une première fois pour le Bistrot d’Olivier

3 juin 2020 A la une Les brèves


Depuis le mardi 2 juin, les restaurants, bars et cafés ont le droit de rouvrir leurs portes et leurs terrasses. Une réouverture qui s’accompagne d’un protocole sanitaire rigoureux, notamment pour les restaurateurs limougeauds qui s’adaptent à la situation.

Quand Olivier Frugier a ouvert le « Bistrot d’Olivier » en 2002, il ne s’attendait sûrement pas à vivre une pareille situation. Cet ancien élève de l’école hôtelière parle même d’un « aboutissement de carrière » quand il évoque son « bistrot », qui compte aujourd’hui 7 salariés. Pour rappel, le manque à gagner des cafés et restaurants est estimé à 220 millions d’euros par jour pendant le confinement. Une situation qui devenait plus qu’inquiétante pour Olivier, qui nous raconte sa réouverture.

Terrasse superstar

Avant la crise du Covid-19, Olivier servait entre 100 et 200 couverts par jour sous les halles de la Place de la Motte à Limoges. Avec une capacité de 100 places dans son restaurant, le bistrot tournait donc régulièrement à plein régime. Le protocole de sécurité imposant la distanciation des clients, Olivier s’est retrouvé dans l’obligation de faire disparaître certaines tables à l’intérieur de son bistrot… Une perte compensée par l’utilisation de sa terrasse qui lui permet de garder ses 100 places d’avant crise. Pour Olivier le constat est clair, « la terrasse nous sauve la vie », explique le gérant du restaurant. Une solution adoptée par de nombreux restaurateurs et cafés qui profitent d’une météo clémente pour accueillir les clients. Car c’est aussi en s’adaptant que la profession espère tirer profit au maximum de cette opportunité de réouverture.

Un retour crescendo

Même si le sourire se fait clairement sentir dans la voix d’Olivier, il n’oublie pas de souligner que la clientèle reste « un peu frileuse » à l’idée de revenir à la table des restaurateurs. Entre la peur de la maladie et un protocole de sécurité strict, le patron du « Bistrot d’Olivier » pense à un retour « qui se fera au fil du temps ». Entre les bornes de gel hydroalcoolique à mettre à disposition de la clientèle dès l’entrée de l’établissement, le port du masque obligatoire des clients sauf lorsqu’ils sont à table, mais également la limite de convives par table de 10 personnes, le concept de convivialité instauré par Olivier perd un peu de son charme dans cette période difficile, même si le chef d’entreprise estime ne pas trouver ces mesures « si compliquées à mettre en place ».

L’optimisme de rigueur

Passionné par son métier, Olivier ne compte pas se laisser abattre. Bien qu’il ne sache pas de quoi est fait l’avenir, certains prémices permettent d’entrevoir des jours meilleurs pour ce restaurateur qui loue la « complicité et la solidarité qui s’est mise en place durant la crise entre les différents commerçants des halles de la Place de la Motte ». Une solidarité qui se traduit également par l’accélération de l’utilisation des circuits-courts entre consommateurs et producteurs.

L’incertitude est toujours là pour de nombreux professionnels, sans aucun doute. Les difficultés économiques aussi. Mais une chose est sûre : chacun se battra pour nous permettre de profiter de ces instants de joie et de bonheur qui caractérisent un bon moment autour d’un plat locavore ou d’un bon café en terrasse … avec les mesures de sécurité bien entendu !


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